Coup de fourchette 2009

février 9th, 2010

Coup de fourchette 2009

Le Figaro Economique de ce jour nous explique que les Français boudent les restaurants.

La baisse de la TVA a quand même provoqué un sursaut de fréquentation de la restauration traditionnelle au troisième trimestre 2009, alors qu’elle a chuté à nouveau au quatrième trimestre.

Les quelques petits points de baisse de prix provoqués par la baisse de la TVA ne sont rien par rapport au formidable dérèglement du prix dans le commerce en 2009.

Nous avons vu des soldes passer à -70%, -80%, nous avons vu des chaînes de boutiques proposer sept produits pour le prix d’un, nous avons découvert des pulls en cachemire à 39,90 euros (chez UNIQLO) et nous avons pu acheter des produits à des prix cassés toute l’année grâce aux nouveaux soldes flottants. A petite baisse, petits effets.

Considérons maintenant la restauration rapide qui a maintenu sa part de marché (-0,1%).

Il y a pour cela 4 grandes raisons pour l’expliquer :

1ère raison : la sandwicherie et la restauration rapide de burgers sont particulièrement dynamiques. Les quatre plus gros acteurs qui représentent presque 50 % du marché investissent fortement sur la qualité et le renouvellement de leur offre. La marque QUICK a, à elle seule, lancé plus de vingt-cinq innovations en 2009.

2ème raison : le fast-food coûte à peu près trois fois moins cher que la restauration traditionnelle. Les PRIKIKI de QUICK proposent un ensemble de produits à 1 euro.

Nous savons combien la notion de prix se radicalise dans le commerce d’une manière générale. Les clients se tournent vers des marques puissantes avec des offres « désirables » à des prix planchers : H&M, UNIQLO, IKEA, SEPHORA.

3ème raison : la restauration rapide a historiquement fait de gros efforts pour séduire les familles (aires de jeux, menus enfants …).

4ème raison : ces restaurants soi-disant « rapides » se transforment en lieux de vie largement fréquentés toute la journée par des clients qui y trouvent une atmosphère souvent chaleureuse, le wifi gratuit, une offre de café de plus en plus sophistiquée …

Nous sommes bien loin des caricatures de mal-bouffe de certaines élites parisiennes qui déjeunent au Stresa et dînent au Mathis; j’en fais malheureusement partie.

Hubert de Malherbe

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